Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 17:28

Que cesse enfin ce délire pleurnichard, idolâtre et mercantile qui infantilise la planète depuis plus de deux semaines. " Le roi de la pop " est mort, soit : qu’il repose donc dans son cercueil d’or et nous dans notre quotidien dépollué de cette affliction pandémique qui a saisi le monde. Laissons ses héritiers se partager les dettes du recordman du disque, blanchir les turpitudes du decolored-man, se glorifier de sa mémoire inextinguible et se gaver de droits d’auteur consolateurs. Je ne suis qu’un barbare, un barbare tenace sur ce sujet, incapable de citer un titre de ce génie de la musique moderne et définitivement rétif, devant tant de débauche médiatique, à m’intéresser à l’homme qui tarde si spectaculairement à disparaître. J’avoue sans honte tout ignorer, et vouloir continuer à ignorer, de l’apport historique de Michael Jackson au patrimoine culturel de l’humanité. Je ne me pâme pas comme un ancien premier Ministre en évoquant un fameux pas qui recule en avançant ou l’inverse, prouesse suprême de la chorégraphie politique. Les dérives de l’individu ne méritent plus qu’on s’y attarde, la justice des hommes et l’autre ont tranché, les enfants oublieront le pire j’espère.

Depuis des jours je bouillonne donc (suis-je vraiment le seul barbare ?) face à ce larmoiement planétaire et ce déferlement de commentaires pompeux et funèbres sur l’œuvre, d’analyses subtiles, freudiennes (c’est la faute à papa), sociologiques sur le personnage, d’hommages dithyrambiques destinés autant à satisfaire l’ego des admirateurs qu’à concélébrer la grande messe de requiem du business et la fête du grégarisme orphelin d’amour véritable et prêt à s’éprendre en chœur. Bien sûr des éditorialistes talentueux et moralistes, type Philippe Labro, ont sans doute déploré que ces surplus affectifs s’égarent en négligeant des causes humanitaires, culturelles, sociales plus nécessiteuses et plus nobles.

Je ne voulais qu’implorer le silence mais je suis tombé dans le panneau : comme ces athées qui ne parlent que de Dieu pour prouver qu’il n’existe pas, j’ai trop parlé de cette idole que je voulais taire et ce pour n’en rien dire sinon que je n’ai rien à en dire ce qui ne mérite pas deux lignes ni deux secondes de moonwalk la veille du 14 juillet. Ah ! ça ira, ça ira, ça ira … vive le bal des pompiers !

Par DanJouet
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 19:47

Un miracle économique – la chose est rare de nos jours – vient de se produire dans un charmant village vivant naguère du tourisme et aujourd'hui sinistré du fait de la crise économique et de la raréfaction des touristes. Tout le monde y emprunte à tout le monde pour survivre. Plusieurs mois passent, tristes et misérables. Arrive enfin un touriste qui prend une chambre à l'hôtel du centre. Il la paie avec un billet de 100 €. Le touriste n’est pas aussitôt monté à sa chambre que la femme de l’hôtelier court porter le billet de 100 € pour solder son ardoise. Le boucher va aussitôt remettre le même billet au paysan qui l’approvisionne en volailles. Le paysan, à son tour, se dépêche d’aller payer sa dette à la pute du bourg à laquelle il doit quelques passes, laquelle enfin boucle la boucle en se rendant à l’hôtel pour rembourser le taulier qu’elle ne payait plus depuis plusieurs semaines. Comme elle dépose le billet sur le comptoir, le touriste qui venait annoncer à l’hôtelier qu’il n’aimait pas sa chambre et n’en voulait plus, le ramasse et disparaît.
Le conte est bon : rien n’a été dépensé, ni gagné mais plus personne dans le village n’a de dettes.

La recette intéresse le F.M.I. pour désendetter le village planétaire.

 

Par DanJouet
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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 19:26

Embarquez dans le temps et dans l’espace

en vous promenant sur ce panoramique de long en large

 

 

Ce tableau a été peint vers 1085-1145, pendant la dynastie des Song du Nord.
Il a été repeint pendant la dynastie Qing.
Il mesure 5,28 m de large et 24,8 cm en hauteur.
Il est considéré comme un des Grands Trésors de Chine.

 

 

Lorsque vous verrez apparaître des cadres blancs, cliquez sur ceux-ci.

Contrôlez la vitesse de déplacement avec votre souris.

 


http://www.npm.gov.tw/exh96/orientation/flash_4/index.html





N'oubliez pas de cliquer à l'intérieur des carrés blancs et d'allumez le son.










Par DanJouet
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 10:42
                        C’est à n’y rien comprendre : les vivants vieillissent et les morts rajeunissent. Et, paradoxe des paradoxes, ces deux constats apparemment incohérents se confirment au fil des ans. L’espérance de vie, on le sait, progresse chaque année malgré les sida, grippes bestiales, tabagisme, obésité et autres sournoises sapes du confort sanitaire des pays émergés et, qu’on s’en réjouisse ou pas, on sait aussi que c’est la gent féminine qui en bénéficie le plus, le concept Eve ayant tiré profit du spécimen Adam pour en optimiser la fiabilité (et accessoirement l’esthétique globale … à quelques exceptions près) mais les mâles voient aussi leur longévité s’améliorer et surtout leur sénescence gagner en qualité de vie. Donc les vivants vieillissent plus et mieux que dans le passé. Alfred Capus l’écrivait déjà « ce qu’on appelait autrefois l’âge mur tend à disparaître. On reste jeune très longtemps puis on devient gâteux ». La logique conduirait à penser que disparaissant plus tardivement on, tous sexes confondus, meurt plus vieux, voire « gâteux ». Or, là gît le paradoxe établi par l’observation minutieuse des rubriques nécrologiques : les morts n’ont pas leur âge ou, soyons exact, ils ne font pas leur âge. Les défunts arborent dans le portrait qui agrémente leur avis de décès un visage rajeuni d’un certain nombre d’années et, constat encore plus surprenant, le décalage, dit-on, s’accroîtrait régulièrement entre le visage mortuaire et l’iconographie publiée par la famille. Dérive macabre du jeunisme ambiant ou coquetterie d’un entourage désireux de témoigner que le cher disparu n’était pas encore « gâteux » mais qu’il a quitté prématurément l’existence et laisse un souvenir préservé des outrages du temps ? Par un juste retour des choses, les personnages illustres sont naturellement privés de cet avantage ultime car leur notoriété ne permet pas de tricher avec l’état civil et ses rides, et conduit au contraire les voyeurs professionnels à voler, pour le revendre, le dernier cliché du gisant laissant ainsi à la postérité un souvenir visuel sans regret. Une sorte de justice dérisoire accorde ainsi aux modestes qui n’ont guère eu de leur vivant les honneurs de la presse ce droit au lifting funéraire qui permet aux uns de dire « mort, il paraît encore plus jeune » et qui laisse à penser aux autres que la résurrection des corps glorieux a déjà commencée.
Par DanJouet
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 08:52

Le grand public – qui, entre deux olympiades, découvre le monde au fil des tsunamis, des séismes, des pandémies et des génocides – sait désormais que le Puntland, marché traditionnel d’encens et de myrrhe ce que le commun des mortels ignorait, s’est spectaculairement recyclé dans la flibuste en haute mer, plus précisément le golfe d’Aden et l’Océan Indien. Ces populations présumées bibliques de la corne de l’Afrique, hier pêcheurs, gardiens de troupeaux ou maçons, sachant à peine lire et écrire, ont érigé la piraterie en activité moderne et florissante. Professionnalisation des personnels (équipes de sol et de mer ; commanditaires et hommes de main) et des flottes (bateaux-mères et hors-bord d’intervention rapide), stratégie de chasseurs et organisation militarisée, armement lourd et diversifié, enfin dopage au khat et au profit : les butins et les rançons se chiffrant en dizaines de millions de dollars entretiennent la combativité de miséreux devenus des héros dans leur pays désormais interdit aux étrangers où poussent les maisons et foisonnent les 4x4. La communauté internationale s’indigne des razzias sur l’aide humanitaire, elle s’inquiète des abordages et pillages de cargos ou de voiliers, elle dénonce et combat les prises d’otages et les séquestrations. On arme des patrouilles de surveillance et d’intervention, on arrête des pirates, souvent pauvres bougres analphabètes dont on ne sait que faire et généralement on paye sans le dire ou sans dire combien ni à qui. La piraterie moderne est entrée dans le mondialisme débridé sauf à estimer qu’inversement c’est le mondialisme qui a secrété sa nouvelle maladie infantile, la piraterie des pauvres sur les riches qui passent à leur portée.

Mais on – on c’est-à-dire le grand public, vous et moi, la communauté internationale, les médias – on a beau jeu de s’indigner, de condamner, de combattre cette flibusterie exotique tout en souriant devant nos propres prises d’otage et séquestrations : nous sommes tous des Puntlandais. Au moins en puissance et par procuration. Je ne sais plus quel brillant esprit a inventé le concept de grève par procuration pour qualifier la complaisance déclarée ou supposée des usagers victimes de la grève des autres. Toute grève, si elle réussit, est, on le répète aussi chaque fois, une prise d’otages : les cheminots prennent les voyageurs en otage pour rançonner la RATP ou la SNCF, les postiers, électriciens, aiguilleurs du ciel, éboueurs … bref tous les détenteurs d’une fonction utile (ça peut concerner marginalement les prostituées voire les agents du fisc) entrent en flibusterie légale lorsqu’ils usent ainsi de leur pouvoir de nocivité collective aux dépens d’usagers lesquels, résignés ou solidairement passifs, absolvent le fait au bénéfice de cette tacite procuration, sorte de sous-produit du bien connu syndrome de Stockholm.

La France vient du reste, depuis ce que l’on nomme la crise économique internationale, de formaliser ce nouveau modus operandi du débat social en multipliant prises d’otages et séquestrations réelles sur les sites industriels menacés de fermeture. Les salariés en colère (la formule semble par moments pléonastique) face au patronat (je cherche la formule pléonastique appropriée), disons face au patronat oppresseur et cupide qui sacrifie la main d’œuvre à la rentabilité (finalement le seul terme patron se suffit), donc les salariés français confrontés au patronat des groupes étrangers plagient, mutatis mutandis c’est-à-dire en version occidentalisée (courte et hygiénique), les pirates du Puntland. Ils retiennent quelques heures ou quelques jours, le cadre supérieur à leur disposition, DRH ou directeur financier à défaut du PDG inaccessible, jusqu’à ce que l’entreprise, ainsi invitée à réfléchir sur une approche plus humaine de sa stratégie industrielle, consente un avantage financier supplémentaire à ces geôliers improvisés. Les responsables syndicaux se bornent à imputer l’acte à la contrainte externe, la rudesse des directions, et à le considérer comme l’ultime recours pour obtenir une juste majoration des indemnités de départ. L’opinion publique se contente de s’en étonner et finalement valide à son tour par l’indifférence ce procédé peu orthodoxe de négociation. Chacun absout.

D’ailleurs le terme de pirate relève de l’ambiguïté, tantôt libertaire et tantôt délinquant, et passant d’une catégorie à l’autre selon les époques - telles les radio ex pirates devenues libres - ou selon les opinions (ou les intérêts) tel le téléchargement sauvage d’images et de musique sur Internet. Sans doute est-ce cette équivoque sentimentale qui lui vaut une sorte de tolérance collective. Notre Université vient d’en offrir la plus sournoise, et néanmoins concrète, illustration en ne faisant pas officiellement grève, en ne séquestrant physiquement personne mais en prenant en otages les étudiants privés de formation et ceux (parents et collectivités) qui financent le tout. Les chercheurs cherchant à défendre leurs intérêts ce qui est légitime ont trouvé le moyen de provoquer, par divers phénomènes de contagion et de coagulation, la paralysie des enseignements, le désordre (et les dégradations immobilières et morales)des universités et le désarroi des étudiants qui voulaient étudier et voir reconnu leur acquit de l’année. Bref, des groupes corporatifs lancés à l’abordage des établissements universitaires, au risque de les saborder durablement, ont pris en otage les jeunes et les contribuables. Le grand public, la communauté nationale, les médias s’en émeuvent de-ci de-là et puis oublient. Par procuration, c’est-à-dire paresse morale, nous sommes tous des Puntlandais à ceci près que les vrais, les ex-miséreux de la corne africaine tirent profit de leur butin, construisent des maisons neuves et achètent des 4x4.

Par DanJouet
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Bienvenue en ... BRICABRAQUE

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  • : 02/12/2008
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mes bracquannales

 
  Dans l’Arche affrétée pour perpétuer les espèces et repeupler la terre après le déluge, Noé a-t-il embarqué un couple d’homosexuels ?

Je m’inquiète pour l’humanité : Homère est déjà mort, Einstein et Léonard de Vinci aussi, et moi-même par moments je me sens patraque …

   Il n'y a pas plus de mer sans pirates que de grèves sans sable

L'enfant se fait homme en lisant des fables, ou femme en les disant

Rien ne se perd, hormis la tête. Rien ne se donne sauf les coups et les conseils. Tout se marchande, même le sable, et tout se vend sauf le nuage.

M. Mantelet prétendait libérer les femmes avec sa moulinette à légumes, un siècle après que Camille SEE leur ait ouvert le lycée et quelques années avant que la pilule de M. Neuvirth et l’IVG de Simone Veil émancipent totalement leur féminité. Mais franchement on s’interroge: avant tout ça, on a eu Jeanne d’Arc, maintenant on a Ségolène du Poitou-Charentes.

Qui sème la merde produit du fumier. Qui épand le fumier enrichit sa culture et empeste les voisins. 

 L’étau a deux mâchoires et une vis de serrage mais le plus important est la main qui serre la vis.

méfions nous autant de ceux qui parlent trop pour dissimuler qu’ils ne pensent pas que de ceux qui ne disent rien pour simuler qu’ils pensent.

Il y a le passé composé – j'ai chanté – le futur composé – tu dois chanter - et le présent décomposé – il déchante.
 


Si l’on freine le réchauffement de la planète, le blé ne mûrira sur le Néouvielle que si la Vierge de Lourdes le promet à la bergère de l'époque

 

je pense donc tu suis

 La crevette grise rêve de bouquets et finit rose au bain-marie
  
          
le pinson n'est pas plus gai que le corbeau. Le corbeau est simplement victime de discrimination négative.        

 La bougie ne brille que dans l’obscurité. Le soleil en sera toujours incapable

L’égalité des sexes se concluera au saut du lit, le jour où la faible femme n’aura plus besoin de l’homme pour ouvrir son pot de confiture et où lui aura besoin d’elle pour le vider

L'erreur est humaine, le sans faute est donc inhumain et le tout faux surhumain 
 
L'homme est un loup pour l'homme mais un roi mage pour le rat

Seules les routes courtes sont droites et plates.

Si on t’embrasse sur la joue gauche, tends la droite mais essuie la bave


Je penche donc je suis, m'a dit la tour de Pise
 
 Le vieil olivier et la cigale ont une histoire commune. L’olivier a connu des milliers et des milliers de cigales, et sans doute de criquets. Les cigales disparues ont laissé l’olivier en mémoire, l’olivier disparu ne laissera en souvenir que l’arbre planté à sa place par un homme anonyme. La terre elle aussi disparue, il restera  l'instant de romarin et de Méditerranée.

L’argent fait sonner aux oreilles l’aventure des choses, l’amour murmure au cœur la chance d’autre chose.


L'eau fouille, mouille, rouille. Elle mouille le vin, elle rouille le fer. Seul le sel lui résiste: elle ne le mouille ni le rouille, elle le dissout mais le sel s'en sort au soleil. Le sel est résillient. Il faut avoir un moral de soleil et une santé de sel.

L'ombre sur le sol d'un rapace n'est pour l'homme que celle d'un oiseau planant. Le mulot ou le goujon y reconnaissent l'aigle ou le héron. Il est des hommes aussi qui ne voient dans l'ombre d'Alexandre ou d'Homère que celle d'un chasseur ou d'un pêcheur.

Si tu n'es pas polygame, ne bats pas ta femme tous les matins : penses au lendemain.

On naît marin, fils de marin, on disparaît en mer comme son père. On naît jumeau, on finit solitaire. On naît d’une femme, on meurt parfois d’une autre. On naît niais sans le savoir et l’on meurt en se sachant ignorant. On naît artiste et l’on crève drogué. On naît par hasard, on meurt par nécessité. On naît en criant, on meurt en râlant et entre deux on crie, on rit, on râle. On naît sans le vouloir, on vit en croyant savoir et l’on meurt de n’en plus pouvoir.

L’échec appelle la revanche mais la belle va toujours au vainqueur

Quand tu souffres du pied gauche, appuie-toi sur le droit. Si tu souffres aussi du droit, prends ton cheval (ou ta voiture) ou si tu n'as pas de cheval (ni de voiture) emprunte celui (ou celle ) de ton voisin. Si tu n'as pas de voisin ou s'il refuse, c'est que tu es vraiment casse-pieds

Les yeux du chien ont la rondeur triste de l’éternité.

Il vaut mieux être sourd qu’aveugle car la bêtise s’entend et le soleil se voit. 

Le vent qui va, qui vient, n’est que vide qui vole. Vole du lieu d’avant et devient l’air du temps.  

L’homme qui interroge la pierre verra peut-être le fond de la terre. Celui qui guette les nuages sait le reste

ll est dangereux de s'épancher à la portière, il vaut mieux s'émécher chez la coiffeuse ou mieux encore s'aboucher  avec la charcutière"

La pierre la plus précieuse n’est pas celle que porte la main des femmes mais celle qui fonde leur maison
 
S'il est vrai qu'un gros chien vaut mieux qu'un petit bras  et qu'un petit chat vaut mieux que deux gros rats, je crois qu'un tout petit rien est préférable à trois bons à rien mais qu'un rien du tout ne vaut guère mieux qu'un quatre sans cou

 
Pour ne pas souffrir d’un gravier dans la chaussure, il suffit de marcher nus pieds

 
Ce n'est pas le même laurier qui tresse les couronnes et qui parfume la sauce.

Il n’y a pas d’heures, pas d’heures pour les braves ni pour les autres. Il n’y a pas de jours, de jours heureux et de jours dramatiques. Le temps se passe, fluide, incolore, neutre. C’est l’homme qui lui donne la couleur et la vitesse de ses humeurs et de ses impatiences.


L’escargot a deux avantages sur l’homme, ses cornes lui sont utiles et son ventre est toujours plat.


Si on te dit " bonjour ", ne réponds pas " bonsoir " car tu perdrais un jour. Si on te dit bonsoir, regarde s’il fait noir

La plus belle pomme du monde est destinée à être croquée ou à tomber, le plus petit oiseau à voler d’arbre en arbre et d’un continent à l’autre. Les meilleurs des hommes se prennent souvent pour des oiseaux et finissent comme une pomme, dans la pesanteur et la pourriture.


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